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Cervidés présente…Mélanie Gore, directrice du Conseil des Vins du Québec

Dans la série Cervidés présente… nous rencontrons certains de nos clients afin de mettre de l’avant leur parcours, leur expertise dans la création de contenu et leur vision de l’industrie agroalimentaire québécoise. Pour notre première entrevue, nous nous entretenons avec Mélanie Gore, directrice générale du Conseil des vins du Québec (CVQ). 

Comment êtes-vous arrivée à travailler dans le milieu viticole d’ici?

Avant d’arriver au CVQ, je travaillais dans l’intelligence d’affaires et le marketing dans de grandes entreprises comme Rona, Sid Lee et le Groupe Robert. Mon côté stratégique était très stimulé, mais comme je suis également une personne touche-à-tout, je trouvais que mes tâches n’étaient pas assez variées. J’ai donc décidé de partir à mon compte. Je voulais diversifier mon activité, avoir davantage de clients et toucher à des milieux différents. On m’a contactée pour aider au marketing du vignoble Coteau Rougemont. C’est donc grâce à ce contrat que j’ai découvert le milieu viticole. J’ai adoré mon expérience. J’aimais surtout le côté plus humain que le vignoble apportait à mon emploi. À la suite de ça, j’ai donc postulé au poste de directrice générale au Conseil des vins du Québec. Les membres du conseil d’administration m’ont fait confiance et m’ont offert le poste. C’est drôle, je me suis mise à travailler à mon compte pour avoir plus de clients et de variété dans mes fonctions et je me retrouve finalement aujourd’hui à œuvrer exclusivement pour le CVQ! Mon objectif a quand même été atteint parce que mes tâches sont très diversifiées. Je travaille avec des détaillants, j’analyse des données, je fais de la production de contenu, de la recherche et du développement. Bref, je touche à tout et ça, j’adore ça!

Qu’est-ce qui vous rend le plus fière dans votre travail?

Quand mes actions ont un impact positif sur l’industrie ou sur le travail des vignerons, ça me rend fière. Ce qui donne du sens à mon travail c’est lorsque j’arrive à créer des liens positifs entre les gens et que je me sens utile.

Avez-vous un exemple en tête?

Les événements que j’organise pour le Conseil des vins du Québec m’ont apporté de la fierté cette année. J’ai doublé leur nombre. Je trouve aussi que j’ai bien réussi à rendre les communications du CVQ plus attrayantes. Mon secret est que j’écoute beaucoup les vignerons, je n’arrête jamais d’apprendre sur leur métier. 

Aussi, comme j’ai travaillé longtemps comme analyste, j’arrive à bien analyser les données du milieu viticole et à les faire briller. Même si les résultats sur l’impact de ces actions ne sont pas quantitatifs, pour le moment, je reste persuadée qu’elles ont toutes un impact positif sur l’industrie viticole d’ici. En fait, j’offre de l’information pour alimenter les chroniqueurs, les journalistes et toutes les personnes intéressées au sujet afin d’expliquer le plus clairement possible la réalité du vin du Québec, et de ses vignerons.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre travail?

Les échanges que j’ai avec les vignerons. Je ne faisais pas un travail très humain avant et c’est ça qui me manquait. Je suis une personne sensible qui se nourrit des expériences humaines. Par ailleurs, je me base aussi beaucoup sur les résultats et l’impact chiffré de mes actions. Et c’est lorsque je me rends compte que mon travail est utile que je suis passionnée. C’est simple, le jour où je ne serai plus utile, j’arrêterai. Mais ça risque d’être long, je suis une machine à idées et j’ai énormément de liberté pour les concrétiser au sein du CVQ!

Qu’est-ce que du bon contenu, selon vous?

Mon premier objectif est de faire réfléchir les gens avec le contenu que je diffuse. Du bon contenu, c’est du contenu que les gens vont consommer et utiliser pour en faire quelque chose. Quand je fais du contenu pour le CVQ, les questions que je me pose sont : à qui je m’adresse et que va faire cette personne avec l’information communiquée? Il faut que ce que tu crées fasse réfléchir ou que ça amène à une action concrète. En fait, il faut avoir la capacité de se mettre à la place de l’autre pour essayer de le toucher.

Si vous deviez choisir LA personne du milieu qui vous inspire le plus, ça serait qui et pourquoi?

Si je dois en nommer juste une, je n’ai pas le choix de nommer Charles-Henri de Coussergues du Vignoble de l’Orpailleur pour sa persévérance. Sa valeur est tellement importante dans l’industrie du vin du Québec. Son respect du milieu et sa vision pour l’avenir du vignoble québécois sont impressionnants. Ce qui fait de Charles-Henri une personne inspirante c’est qu’il regarde toujours en avant. Il n’est pas pris dans le présent ou le passé. Il s’assure que son modèle d’affaires soit adapté à sa vision, à celle du marché et à celle du consommateur. 

Quelle est votre dernière découverte gourmande d’ici?

Ce que j’ai découvert cette année, ce sont les mousseux du Québec! Avant je n’en buvais que pour les grandes occasions mais, cette année, j’ai commencé à en mettre dans mon cellier et à les déguster comme n’importe quels autre vin. J’ai vraiment développé mon palais et j’apprends à mieux apprécier les différents types de mousseux du Québec maintenant.

Comment voyez-vous l'avenir de l’industrie du vin au Québec?

Pas d’inquiétude à avoir sur l’industrie des vins du Québec! Nous avons la chance d’avoir d’excellents partenaires gouvernementaux et des vignerons prêts à créer de bons produits. L’industrie va continuer à croître, ça, c’est certain. Nous ne représentons que 1% des parts du marché de la vente de vins au Québec, nous ne pouvons qu’aller de l’avant! Mais il va falloir sortir de la niche et changer le modèle d’affaires pour gagner du terrain. Il faut mettre plus d’efforts dans le marketing des produits, parce que c’est la loi du commerce de détail. C’est certain, rien ne va changer du jour au lendemain. Ça va être une croissance lente, mais soutenue, comme celle de la vigne finalement!

Crédit photo : Daphné Caron

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