Dans la série Cervidés présente… nous rencontrons certains de nos clients et collaborateurs afin de mettre de l’avant leur parcours, leur expertise dans la création de contenu et leur vision de l’industrie agroalimentaire québécoise.
Pour notre troisième entrevue, nous nous entretenons avec Dominique Blondin, gestionnaire des communications et responsable de la campagne de promotion La Montérégie, le Garde-manger du Québec, et Maude St-Hilaire, conseillère aux communications et gestionnaire de projets également pour La Montérégie, le Garde-manger du Québec. Organisme qui aide au développement d’entreprises de la Montérégie, Expansion PME concentre ses actions dans le domaine bioalimentaire par la campagne de promotion : La Montérégie, le Garde-Manger du Québec, qui a pour mission de valoriser la richesse bioalimentaire de la région de la Montérégie.
Comment êtes-vous arrivées à travailler dans le milieu agroalimentaire d’ici?
Maude : Je suis native de la MRC des Jardins-de-Napierville, en Montérégie, qui est une MRC très agricole. J’ai côtoyé des agriculteurs et des gens qui travaillent dans ce milieu depuis ma plus tendre enfance. Même si mon parcours professionnel et scolaire est assez hétéroclite, l’agroalimentaire m’a toujours rattrapé. J’y travaille maintenant depuis plus de 15 ans.
Dominique : Moi aussi je suis native de la Montérégie, mais de la MRC de Roussillon, qui est un peu moins agricole que le coin de la Montérégie où Maude a grandi. J’ai fait mon parcours scolaire en marketing et j’ai aussi un certificat en publicité. J’ai travaillé dans le monde des médias et en publicité numérique pendant plusieurs années, ce qui m’a amené à réaliser des campagnes de marketing de contenu. C’est là que mon amour pour la communication a commencé à se développer. Au fil des années, le rythme effréné des médias me convenait moins et j’ai fait le saut en appliquant sur le poste d’agente aux communications pour la campagne La Montérégie, le Garde-Manger du Québec. Ce poste me permet de faire de la création de contenu et de la communication. En plus, Maude et moi sommes de vraies épicuriennes, toujours à l’affût des tendances alimentaires, on y trouve donc très bien notre compte!
Qu’est-ce qui vous rend les plus fières dans votre travail?
Dominique : L’impact que nos actions ont sur les producteurs, les transformateurs et les entreprises qui sont membres chez nous. On a un retour assez rapide quand nos actions sont bénéfiques pour leurs entreprises. Quand un producteur ou un transformateur nous dit qu’un projet qu’on a mis en place a fait rayonner son produit, qu’il a eu des appels après et que ça a engendré des contrats ou fait du maillage avec d’autres, c’est très valorisant.
Maude : Selon moi, c’est important de rendre le système alimentaire plus durable et de donner du sens à ce qu’on mange. Grâce à notre emploi, on a la chance de pouvoir accompagner les gens à changer leurs habitudes alimentaires vers l’achat local. Ça me rend très fière.
Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre travail?
Maude : Il y a plein de choses qui me passionnent, je pourrais en parler pendant des heures! Mais, pour ma part, j’aime l’être humain et ça me tient à cœur de rallier les gens autour d’une cause. Ici, on les rallie autour du système alimentaire, de l’achat local et on donne du sens à ce qu’on mange. En plus, la nourriture c’est rassembleur donc ça nous facilite la tâche!
Dominique : Pour moi, c’est le contact humain. Ces relations qu’on développe avec les producteurs et transformateurs me passionnent. On écoute leurs histoires, leurs bons coups et leurs difficultés: ça rajoute de la profondeur à ce qu’on mange.
Qu’est-ce que du bon contenu, selon vous?
Dominique : C’est du contenu qui génère des émotions et qui nous rattache à une personne. À La Montérégie, le Garde-Manger du Québec, la mission est de promouvoir l’achat local. Je pense qu’en créant du contenu qui génère des émotions, un attachement et qui nous fait découvrir l’histoire derrière le produit, ça rend le consommateur fier et ça l’incite à consommer localement. La fierté qu’on essaye de développer au fil des années auprès des Montérégiens, ça passe par les émotions qu’on véhicule dans la création du contenu. On a fait de la vidéo avec vous (Cervidés) et je pense que c’est la meilleure manière de créer des réactions, parce que le consommateur peut voir l’abondance des produits que nous avons la chance d’avoir en Montérégie, et va vouloir y goûter!
Quelle organisation vous inspire dans le contenu qu’elle produit et/ou qu’elle partage?
Maude : Il y en aurait évidemment beaucoup, mais pour en nommer qu’une qui m’inspire avec sa personnalité, mais aussi parce qu’elle crée et ce qu’elle écrit c’est Julie Aubé, nutritionniste et instigatrice des événements Prenez le champ! Je la suis depuis longtemps et je trouve qu’elle véhicule un beau message de façon très positive et bienveillante.
Dominique : Tous les acteurs en Montérégie et dans les régions limitrophes créent du beau contenu qui favorise la découverte entre les régions. On s’entraide en vendant les forces de notre territoire. L’union fait la force! Chaque région gagne à être découverte et chaque région crée du contenu qui nous inspire, ce qui permet à la Montérégie de rayonner.
Si vous deviez choisir LA personne du milieu qui vous inspire le plus, ça serait qui et pourquoi?
Maude : En Montérégie, on est choyé, il y a beaucoup de pionniers passionnés! Je pense particulièrement à Suzanne Dufresne d’Au Gré des Champs et à Fritz Kaiser, de la fromagerie du même nom, pour les fromages. M. et Mme Demoy de la Cidrerie Du Minot ont fait grandir l’industrie du cidre au Québec. Pour moi ce sont tous des gens qui sont très inspirants.
Dominique : Michel Jodoin est un pionnier de la cidriculture dans la région également! Sinon, sans vouloir être kitsch dans ma réponse, je dirais : tous nos membres. Que ce soit les grandes ou les petites entreprises, les pionnières ou celles qui débutent : je les trouve toutes inspirantes. En Montérégie, on parle beaucoup dernièrement des petits producteurs de fruits émergents. Ces gens m’inspirent parce que c’est plus difficile pour eux parfois de rentrer dans le marché et de faire connaître leur produit hors du commun.
Quelle est votre dernière découverte gourmande d’ici?
Maude: C’est très difficile de choisir qu’une seule découverte, mais si je suis obligée, je dirai le vinaigre de cerises de terre de la Ferme La Fille du Roy. J’ai découvert le produit lors d’un événement qu’on a organisé et j’ai vraiment eu un coup de cœur.
Dominique : Moi aussi ma dernière découverte a été faite lors de La Grande Virée. Le vin orange pétillant du Vignoble et cidrerie Coteau Saint-Paul : Constellé! On l’a tellement aimé qu’on en a commandé pour notre party de Noël.
Selon vous, comment est-ce que la Montérégie se distingue des autres régions du Québec d’un point de vue agroalimentaire?
Maude : Elle se distingue par sa diversité! Mis à part les produits de la mer, on peut tout trouver en Montérégie. Ça nous distingue beaucoup des autres régions du Québec. Ce n’est pas pour rien qu’on s’appelle le garde-manger du Québec! On pourrait très bien parcourir la Montérégie tout en faisant notre épicerie et en découvrant différents producteurs et transformateurs de la région.
Dominique : Pour ma part, je dirais qu’on se distingue par la mobilisation et le travail commun. On est une région qui devient de plus en plus forte à ce niveau-là. On travaille et on développe des projets communs, c’est notre force. Les acteurs du territoire et les entreprises travaillent pour la même mission : faire connaître l’incroyable offre agroalimentaire qu’à la Montérégie!
Comment voyez-vous l'avenir de l’agroalimentaire au Québec?
Maude : Bien qu’avec la pandémie les gens ont réalisé l’importance d’investir dans l’achat local et d’encourager nos producteurs et nos transformateurs, il reste tout de même encore beaucoup de travail à faire. Il y a toujours des perceptions à briser, comme le prix plus élevé des aliments d’ici, par exemple. Il faut développer le réflexe d’acheter local et d’être fier de ce qu’on fait au Québec. L’agroalimentaire fait partie de la culture, c’est notre identité culinaire. Il faut en prendre bien soin.
Dominique : J’insisterai sur le fait qu’il faut travailler sur la fierté des Québécois envers leurs produits pour réduire l’importation. Au Québec, dans toutes les régions confondues, on cultive et on transforme des produits de qualité. Pour réduire notre impact environnemental, il faut briser la conception que les produits québécois soient plus chers ou moins bons parce que ce n’est pas toujours le cas. Aliments du Québec fait d’ailleurs un excellent travail d’identification dans les épiceries. Il faut continuer à travailler vers ce but commun, je suis optimiste pour l’avenir de l’agroalimentaire au Québec.
Crédit photo gauche : Caroline Couâtre
Crédit photo droite : M361